Imprimer la page

Risques routiers

Unep > Base documentaire > Santé sécurité au travail > Risques routiers

Publié le 25 février, 2025 à 15h41 , mis à jour le 4 mars, 2025 à 16h13

Entreprises du paysage, vos salariés et vous-même êtes amenés à conduire différents véhicules pour vous rendre sur les chantiers, acheminer des matériaux et des personnes et enfin exécuter vos activités. Acte quotidien, la conduite représente pourtant 11% des accidents du travail, et 31% des accidents mortels en 2020.

Conduire : un acte de travail

La conduite peut-être un véritable acte de travail. Ainsi elle doit être intégrée à votre document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Vous pouvez également l’indiquer dans la fiche de poste de votre salarié.

Adhérents de l’Unep, des modèles sont disponibles à la page suivante :

Toutefois, la conduite n’est pas systématiquement un acte de travail, ainsi il faut distinguer la conduite dans le cadre du travail et dans le cadre des trajets personnels.

Ci dessous un tableau explicatif de la différence entre un accident de trajet et un accident de travail:

L’accident de trajetL’accident de travail
Un accident de trajet est accident qui a eu lieu entre votre résidence et votre lieu de travail ou alors entre votre lieu de restauration et votre lieu de travailL’accident de travail est un fait accidentel qui a eu lieu dans le cadre du travail et qui a causé un dommage physique et / ou psychologique
Accident de trottinette électrique au départ du domicile en direction de l’entrepriseAccident de voiture entre l’entrepôt et un chantier

Risques routiers : quelles conséquences ?  

Les risques routiers emportent également des conséquences humaines, financières, juridiques et d’attractivité.

En 2020, 4,8 millions de journées d’arrêt de travail sont liés à un accident routier

Par ailleurs, les risques routiers sont particulièrement coûteux pour l’entreprise, en moyenne les accidents routiers coûtent deux fois plus cher que les autres accidents du travail (source CCMSA).

Alors qu’ils représentent 4% des accidents du travail, les accidents routiers sont responsables de 7% du coût total des accidents.

Adhérents de l’Unep, une fiche de synthèse relatant les risques juridiques liés au non respect du code de la route sera disponible prochainement.

Risques routiers : quatre causes principales  

Les risques routiers sont souvent la conséquence de plusieurs facteurs. Ces facteurs peuvent être regroupés en quatre catégories que sont :

Organisation du travailInfrastructures routières Véhicules Conducteur
Mauvaise charge des véhicules (surcharge, mauvaise répartition)

Organisation du travail non optimale (délais courts, déplacements non optimisés..)
Conditions météorologiques défavorables rendant les routes plus dangereuses (pluie, verglas, brouillard, neige)Mauvais entretien et / ou non conformité des véhicules et engins Non respect du code de la route (vitesse excessive, conduites addictives)

Ainsi, afin de lutter contre les risques routiers, l’Unep vous recommande de vous concentrer sur ces quatre catégories.

1. L’organisation du travail

L’organisation du travail est un facteur pouvant contribuer aux risques routiers. En effet, une organisation du travail où les vérifications préalables à la conduite sont intégrées dans le temps de travail, où les conducteurs peuvent se relayer ou encore où les tournées sont optimisées permettra de contribuer à une réduction des risques routiers.

La question de la gestion des communications (appels, message) réalisés sur le temps de conduite est également à prendre en compte ! En effet, l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur ainsi que le port d’écouteurs est interdit dans un véhicule en circulation et puni d’une amende forfaitaire de 135€ et d’un retrait de 3 points du permis de conduire.

Enfin, les durées de conduite, sont également un facteur de l’organisation du travail. La durée de travail des conducteurs routiers est encadrée réglementairement. Adhérents de l’Unep, la fiche téléchargeable précise les durées autorisées, les conditions d’application et les dérogations possibles.

Chargement…

2. Les infrastructures routières

Les infrastructures routières désignent l’ensemble de l’environnement routier (la route, le revêtement, la signalisation, le marquage au sol..).

En dehors de votre entreprise, la communication est votre seul levier d’action. Une communication efficace permettra à vos équipes d’alerter et d’être prévenue sur l’état des infrastructures routières comme la survenue de travaux, l’arrivée d’un accident.. et ainsi de suite.

Au sein des locaux de votre entreprise, vous pouvez toutefois agir sur l’environnement de transport. La mise en œuvre de consignes de circulation, un plan de circulation, ainsi qu’un marquage au sol permettent de réduire les risques de circulation.

Chargement…

3. Le véhicule

Outil de travail, le bon entretien des véhicules assure une grande partie des mesures de prévention contre les risques routiers. En plus de l’entretien obligatoire des véhicules, qui se traduit par les contrôles techniques, l’Unep vous recommande de vérifier l’état général du véhicule avant chaque prise de poste.

Adhérents de l’Unep, vous pouvez télécharger la liste des vérifications à effectuer ci-dessous.

Chargement…

4. Le conducteur

A la fois acteur et victime des risques routiers, le conducteur doit être formé et sensibilisé. Pour rappel, il est obligatoire que les conducteurs soient en possession d’un permis de conduire en cours de validité et adapté au véhicule.

Pour plus d’information sur les permis de conduire et autorisation de conduite consultez la page

En supplément des formations obligatoires, l’Unep recommande de rappeler régulièrement les règles du code de la route aux conducteurs, les bonnes pratiques ainsi que les risques routiers et notamment les risques liés aux conduites addictives.

Pour en savoir plus sur les risques liés aux addictions vous pouvez consulter notre page dédiée aux

Ressources utiles

Ressources proposées par la MSA